Si, au moment où je lisais ces quelques vers…


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Si, au moment où je lisais ces quelques vers

Tu t’étais enfuie au pays des chimères,

Pour t’échapper alors d’un très piètre futur

Laminée par une vie quotidienne trop dure.

Imagine-toi tapie dans un coin de ciel bleu,

Enfouie sous un nuage blanc léger,

Vaporeux,

Enveloppée dans la douceur de son duvet,

Et regardant de loin les êtres s’agiter au bord du rien,

Du symbole du néant,

Te demandant s’il existe autre chose que la vie,

Un autre monde éclatant de mille féeries,

Dans une autre dimension,

Sur un autre plan,

Peuplé d’êtres,

Comme toi redoutant des demains

Qui s’effritent doucement,

Peureux,

Sûrs de rien,

Mais qui s’obstinent sans cesse à cultiver l’espoir,

La folle envie d’un possible ailleurs encensoir.

Te souviens-tu d’un rêve ici-bas,

D’un projet qui devait combler ce que tu n’as pas trouvé ?

Mais bah !

Ainsi finit sur cette terre,

Ton temps,

Qui n’aura eu que la fulgurance d’un instant…

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La vie est un poème vécu au jour le jour


La vie est un poème vécu au jour le jour

Avec ses joies,ses échecs

Ses tristesses

Ses amours et ses détresses

Ses regrets en demi-jour

Ses espérances aussi

Ses combats réussis

Ses vives amitiés

Ses solidarités

Ses renaissances

Ses retours de valeur

Ses désirs du meilleur

Ses bouffées de fraîcheur

Ses envies de tout partager

Avec au cœur la volonté d’aimer

Parfois, il est bon de partir sans but.


Parfois, il est bon de partir sans but.

Ni chute précise pour fuir l’agitation

Et le trop plein de nos journées.

Juste marcher au gré des coups de cœur

Pour un paysage,

Un chemin,

Un champ de coquelicots,

Le voyage d’un nuage,

Le chant d’une rivière.

La marche est une médiation active

Qui nous entraîne à percevoir

L’immense dans le petit.

L’éternel dans l’éphémère.

Même s’il n’est pas possible

De le faire tous les jours,

Il est bon de s’accorder

Des escapades aventureuses

Pour se connecter à notre esprit nomade.

C’est ainsi que nos frontières mentales

S’agrandissent et que nous découvrons

Un grand ciel en nous

Ce n’était qu’un souvenir


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Ce n’était qu’un souvenir.

Rien d’autre qu’un souvenir.

J’étais attiré par son sourire.

Mais ce n’était qu’un sourire.

Ce n’était qu’un souvenir.

Il était temps de le laisser partir.

Mais chaque jour il ne fait que revenir

Et chaque jour, il me fait souffrir.

Ce n’était qu’un souvenir.

Rien d’autre qu’un souvenir.

Il me hante, il me fait faiblir.

Je me laisse mourir.

Mais qu’est-ce que je dis, je délire.

Un souvenir n’est rien d’autre qu’un souvenir !

Au fait c’est ça le pire

Un souvenir ne fait que partir et revenir.

Il est temps peut-être de penser à mon avenir

Et de laisser partir mon souvenir.

Libérer mon cœur, le laisser fleurir,

Un cœur n’aime pas mourir

Ce n’était qu’un souvenir.

Rien d’autre qu’un souvenir.

Et de ma fenêtre, je le vois partir.

Il est temps de réparer mes erreurs,

Et de tout reconstruire.

Il n’était qu’un souvenir.

Au bout d’un moment il fallait choisir.

Le laisser partir.

Mais moi je vous le dis,

Ne laissez pas un souvenir vous détruire.

Il n’était qu’un souvenir.

Et comme un oiseau, je l’ai vu partir

Il se passe des choses dans ta tête.


 ***

Dans ta tête de nouveau les éléments se déchaînent.

L’orage de colère détruit tout sur son funeste passage.

Le feu de tes passions brûle et jaillit de tes veines.

L’océan de tes larmes cause un véritable carnage.

 

En ces heures perdues tu es en pleine confusion.

Tu ne cesses de te battre contre ton ombre.

Tu t’es pris au piège entre plusieurs directions.

Pendant qu’inlassablement s’égrène le sable de la vie.

Tu aimerais trouver le chemin pour enfin avancer.

Car la pression monte tandis que les années passent.

 

La vérité, tu ne sais plus où ton âme va errer. 

Simplement oublier pour pouvoir mieux renaître.

 

Est-ce enfin la solution qui t’amènera loin

Ou ne reste-t ’il que le Chaos,

La discorde et la Haine ?

 

 

Perce-neige


Perce-neige

Radieuses apothéoses

Du soleil d’or et du ciel bleu,

Fraîche gloire des printemps roses,

Pourquoi donc durez-vous si peu ?

Pourquoi donc êtes-vous si brèves,

Aubes de l’enfance ? Beaux jours,

Si pleins d’arômes et de sèves,

Pourquoi donc êtes-vous si courts ?

Jeunesse, où sont-elles allées

Les hirondelles de jadis ?

Où sont les ailes envolées

De tes merveilleux paradis ?

Et vous, poétiques chimères,

Que dore un rayon d’idéal,

Blondes idylles éphémères,

N’auriez-vous qu’un seul floréal ?

Ô fleurs, vous n’êtes pas finies !

Les plus tristes de nos saisons

Auront encore des harmonies

Et des regains de floraisons.

La mortelle saison du givre

N’a pas tué toutes nos fleurs :

Nous pourrons encore revivre

Le passé, dans des jours meilleurs.

Nérée Beauchemin,
Les floraisons matutinales
Ggo

La nostalgie …


La nostalgie …

C’est lorsque l’on passe le plus clair de notre temps à se remémorer le passé plutôt qu’à penser à l’avenir.

C’est quand notre souhait le plus cher est de remonter le temps, et de profiter au maximum de ces instants, où tout nous semblait parfait.

Quelqu’un de nostalgique ressent comme un vide en lui, comme si il avait perdu une chose essentielle à son bonheur.

La nostalgie nous retient, elle nous empêche d’avancer, et souvent, elle nous empêche aussi d’être heureux car rien ne semble pouvoir égaler ce que l’on vivait avant.

Tout nous paraît amer et, une fois installée, elle a bien du mal à s’en aller.

La femme mûre ne domine pas, elle touche.


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La femme mûre ne domine pas, elle touche.

Elle ne provoque pas, elle est provocante.

Elle n’est pas intelligente, elle est sage.

Elle ne s’insinue pas, elle montre subtilement le chemin.

Elle n’est pas pressée, elle attend le bon moment.

Elle ne vole pas, elle flotte.

Elle ne se soucie pas de la quantité, elle préfère la qualité.

Elle ne voit pas, elle regarde.

Elle ne marche pas, elle se promène.

Elle n’est pas exigeante, elle aime juste savourer.

Elle ne juge pas, elle analyse.

Elle ne réconforte pas, elle réchauffe le cœur.

Elle ne cherche pas, elle éveille les sens.

Elle n’est pas exigeante, elle est sélective.

Elle ne brille pas, elle illumine.

Elle n’aime pas être regardée, elle préfère être écoutée.

Elle ne devine pas, elle perçoit.

Elle ne parle pas de sexe, elle est maître dans l’art de l’amour.

Elle n’est pas facile, elle est flexible.

Elle ne commande pas, elle gère.

Elle ne renaît pas, elle est en floraison constante.

Et enfin la femme mûre est un ensemble

De toutes les beautés possibles

Car c’est une femme

On dit rien, on pense tout …


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On Dit Que L’amour Est Trop Dur

Pourtant,

On Continue D’aimer

On Dit Aussi Que La Vie Ne Sert A Rien D’être Vécue

Pourtant,

On Continue De Vivre Sa Vie

On Dit Que Certaines Personnes Sont Merveilleuses,

Pourtant

D’autres Ne Les Aimes Pas

On Dit Que L’on A Pas De Rêves

Pourtant

On En A Plein La Tête

On Dit Tout

Mais En Même Temps

On Pense Rien

On Dit Rien

Mais

On Pense Tout

La magie est en toi…


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La magie est en toi…

C’est ton sourire, ton regard.

C’est ton doux rire, ce n’est pas le hasard.

C’est ta douceur, c’est mon bonheur.

C’est ton beau cœur, c’est la couleur.

C’est ton amitié, c’est ton amour.

C’est ta sincérité, qui est là tous les jours.

C’est tes douces paroles, c’est tes beaux silences.

C’est ta loyauté, ta belle présence.

C’est ce grand sourire, puisé au fond du cœur.

C’est tous ces délires, partagé en douceur.

C’est dans tes yeux, miroirs de ton âme.

C’est cette lumière qui éclaire ton visage.

Cette auréole nourricière, digne d’un mirage.

La magie est en toi…

Plus magique que tu le crois